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Bonheur & Bien-être

Qu’est-ce que le bonheur

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Qu’est-ce que le Bonheur

expliqué par FRÉDÉRIC LENOIR

Ce que disent les scientifiques, c’est que le bonheur vient pour :
50% à peu près, de la génétique, c’est-à-dire de nos gênes, de notre atavisme, de notre héritage.
40% viennent bien de ce que l’on va faire: les choix de vie, le sens que l’on va donner à notre vie, nos engagements, les rencontres que l’on va faire.
Est-ce que l’on va être heureux dans son activité ?
Est-ce que l’on va être en bonne santé ?
Il y a tout un certain nombre de paramètres qui vont être déterminants.
Et les 10 % c’est les conditions extérieures.
Est-ce que l’on naît, dans tel pays ou dans tel autre, dans une famille riche ou pauvre, dans tel milieu social.
Eh bien c’est très plat, c’est très peu.

Atteindre le bonheur, qu’est-ce que l’on doit faire pour être heureux

Il n’y a pas de recette, c’est-à-dire, que je pense effectivement que chacun doit découvrir déjà, qui il est, et ce pour quoi il est fait.
c’est ce que l’on appelle en psychologie le processus d’individualisation. C’est-à-dire chercher au-delà de tous les conditionnements d’éducation, sociaux, culturels que l’on a reçu.
On fond est-ce que l’on est vraiment à sa place.
Et vous avez des gens, qui s’aperçoivent à 40 ans qu’ils étaient artistes et qu’ils se retrouvent banquiers par ce que «papa le voulait».
Déjà, la première chose, Spinoza nous l’explique très bien, le bonheur, c’est de réaliser sa nature profonde. Et Spinoza nous dit : « tout organisme vivant persévère, fait un effort pour grandir, pour s’accroître et réaliser sa nature profonde ».
Ce que la biologie confirme totalement aujourd’hui.
Et il nous dit, qu’il y a deux grandes émotions fondamentales, c’est la tristesse et la joie.
Lorsque l’on rencontre des obstacles dans cette croissance de notre être, on est dans la tristesse. Lorsqu’on grandit, lorsque l’on s’améliore, lorsque l’on progresse dans la connaissance, lorsque l’on progresse dans l’amour, lorsque l’on progresse, on est dans la joie. Il nous dit que tout le but de la vie, c’est que la joie, prenne toute la place. Et pour ça il faut faire un effort, pour se connaître, pour mettre de l’ordre dans ses passions, pour arriver à savoir qu’est ce qui me convient, qu’est ce qui me convient pas, quels sont les types de relations amoureuses qui sont, juste pour moi, quels types d’activités, juste pour moi. Il y a tout un travail par la raison pour arriver à se connaître et faire ce qui est bon pour nous.
Et donc là, je crois effectivement, l’accomplissement de soi, est certainement une des raisons du bonheur. Et la philosophie peut nous l’expliquer.

Lire : Du bonheur

Est-ce qu’un enfant par définition est heureux, ou on doit lui enseigner le bonheur ?

Alors là, je vais plutôt faire référence au Taoïste. Puisque je vais essayer de rester dans la philosophie.
Les Taoïstes, contrairement aux confucéens. Les confucéens nous disent : « le modèle du sage heureux, c’est le vieillard». Le vieillard qui accompli toute sa vie, qui a fait tout ce travail sur lui et donc finalement il a trouvé la sagesse.
Les Taoïstes, nous disent : « pas du tout, l’être le plus heureux qui soit, c’est l’enfant ». L’enfant est dans la spontanéité, il est dans l’émerveillement, il est dans la joie,il est fluide. Et c’est après, lorsqu’il commence à réfléchir. Vous savez, lorsque le mental, lorsque l’Ego, commencent à fonctionner, à se structurer, qu’il y a des peurs, qu’il y a des interdits, qu’il y a des conflits, etc. Il perd cette fluidité.
Donc, il y a deux modèles, le modèle Taoïste et le modèle Confucéen.
Personnellement, je pense que je suis plus proche des Taoïstes. Je crois, dans spontanéité de l’enfance. Ce qui rejoint une phrase de Jésus des évangiles : « redevenez comme des petits enfants ». Je pense qu’il y a une sorte de fraîcheur, de foi dans la vie, d’émerveillement qui est très, très utile au bonheur.

Mais ,en vieillissant faut-il pas s’accrocher à Confucius ?

Le danger, en vieillissant, finalement le danger de l’adulte c’est de vouloir contrôler. C’est-à-dire plus on grandit, plus on a besoin de sécurité. Et on se dit : « j’ai acquit des choses, je ne veux pas les perdre». J’ai acquit une situation professionnelle, une vie familiale. On a peur de perdre. Et je crois un des obstacles au bonheur, c’est de vouloir contrôler la vie. Et je suis convaincu que l’on ne peut pas contrôler la vie.
La vie est en mouvement permanent, comme disent les Bouddhistes et qu’une des clés du bonheur c’est justement d’accepter cà «de ne pas contrôler» d’être dans le lâcher prise.
D’être dans cette espèce de confiance, qui fait, que si l’on est déstabilisé, si la vie nous envoie une difficulté, un obstacle, une épreuve, quelque chose qu’on avait pas prévu, eh bien essayons d’écouter vers quoi la vie nous réoriente, plutôt que de nous opposer totalement en disant «c’est la panique».

Je pense que le « lâcher-prise » est une des clé du bonheur.

Je vous cite : « le droit au bonheur s’est mué en devoir et du coup en fardeau. L’homme moderne est condamné à être heureux et de ne plus s’en prendre qu’à lui-même s’il n’y parvient pas ».

Donc la quête du bonheur, peut rendre malheureux.

Absolument, c’est aussi un des paradoxes, c’est que l’on est peut-être trop dans une recherche volontaire et obsessionnelle du bonheur. Et je crois ce qu’il faut faire, c’est simplement être dans l’expérience en donnant la possibilité à la vie de faire émerger ce bonheur.
Vous savez il y a une chose que l’on a pas dite, mais qui est très importante. C’est la différence entre le plaisir et le bonheur. Et au fond le mot bonheur est né chez les Grecs, de cette réflexion sur le plaisir. Le plaisir, c’est l’expérience que l’on fait tous.
Quotidiennement, on recherche le plaisir.
On a soif, on va boire, on a du plaisir. On écoute un morceau de musique que l’on aime, on a du plaisir. On regarde une bonne série télé, on a du plaisir. On recherche le plaisir toute la journée, c’est ce qui nous meut.
L’homme est un être de plaisir.
Mais la somme des plaisirs ne fait pas forcément le bonheur.
Et pourquoi et c’est Épicure, qui est le premier à répondre très bien à la question, il dit « parce que tout plaisir n’est pas bon ». Il y a des plaisirs qui nous font du mal. Il y a trop de plaisirs qui tuent le plaisir. On le voit ; on mange trop, on boit trop et après, on est mal pendant un bon moment.
Il faut savoir sélectionner les plaisirs et donc c’est la raison qui va nous permettre de nous dire : «il faut m’arrêter à ce moment-là ».
Il ne faut pas chercher tous les plaisirs, parce que j’ai fait tel engagement de vie, parce que j’ai telle valeur, je ne vais pas chercher forcément tous les plaisirs immédiats.
Il faut donc modérer, le plaisir. Épicure, quand on parle d’Épicure, on dit, oui, c’est la jouissance, pas du tout. Épicure c’est la recherche du plaisir, mais le plaisir modéré, le plaisir qualitatif.
C’est la qualité contre la quantité.
Et le bonheur, c’est donc la recherche d’un état de plaisir intelligent. Un plaisir qui est mu par une recherche d’équilibre, une recherche d’harmonie.
Donc Épicure n’était pas épicurien, tout comme Platon n’était pas platonicien. C’est ça ?
Absolument
Vous êtes convaincu qu’il est impossible d’être heureux si on est pas généreux.

Lire : Plaidoyer pour le bonheur

Pourquoi donner,  rend-il heureux ?

C’est une espèce de loi, peut-être de la nature humaine. C’est aussi une phrase des évangiles qui le dit : « on a plus de joie à donner qu’à recevoir ». Lorsque les sociologues ont étudié, des milliers de personnes dans leur vie concrète. Ils se sont aperçu que les gens généreux étaient plus heureux que les autres. Ca confirme cette règle là. C’est-à-dire, qu’au fond le fait de partager, le fait de partager le bonheur, rend plus heureux. Et les gens qui ne sont pas généreux, les gens qui sont mesquins, les gens qui n’aiment pas donner, globalement, sont plus malheureux.
Vous citez souvent les écritures,

Est-ce que le bonheur est dans la religion ?

Ça dépend, quelle religion, çà dépend de quoi on parle. Par exemple si on parle du Christianisme. Dans l’Évangile, je trouve qu’il y a quelque chose de très joyeux. Et puis, si vous prenez le christianisme tel qu’il a été dans certaines sociétés que nos parents ou nos grands-parents ont pu connaître ici même ou en France, c’était devenu un doloris culpabilisant rigide écrasant ( le pêché originel, l’enfer…) cela ne rend pas heureux du tout. Donc je pense que dans l’histoire des religions, il y a des choses qui sont effectivement des grands moments de joie, de bonheur, d’épanouissement et puis il y a des moments ou le contrôle clérical à fait qu’on a voulu contrôler les individus et que là, ils n’ont pas étaient heureux du tout. Cela dit, il y a eu des enquêtes aux Etats-Unis qui ont montré que les gens croyants qui mettent vraiment leur foi en pratique dans la vie sont globalement plus heureux que les autres. Et je pense que la raison est très simple, c’est qu’ils ont confiance dans la vie, c’est que cela aide de croire en Dieu. Donc, c’est un élément qui peut être utile.
Le bonheur n’est pas forcément la valeur suprême. C’est-à-dire que le bonheur, c’est une chose, mais moi, je ne suis pas sûr que ce soit la chose la plus importante sur terre.

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Mais alors qu’elle est la chose la plus importante sur terre ?

Peut-être l’amour. On peu donner sa vie par amour et donc renoncer au bonheur. On peut faire des sacrifices, renoncer à des choses pour aider les autres. J’ai travaillé en Inde pendant six mois chez Mère Teresa dans une léproserie. Je voyais des religieuses qui avaient consacré leur vie aux autres. Elles avaient un certain bonheur, à donner, mais elles avaient beaucoup de difficultés et elles vivaient des souffrances aussi. Je me disais, c’est peut-être une vie assez admirable.
Vous êtes convaincu que l’avenir du monde ne passera pas par le retour au religieux, mais par l’épanouissement d’une spiritualité universelle détachait des traditions particulières.

Quelles distinction faites-vous entre la religion et la spiritualité ?

Je crois que la religion, c’est quelque chose de collectif. La religion, c’est une dimension culturelle. Dans l’histoire de l’humanité, il n’y a pas de peuple sans religion. Puis que la religion, c’est ce qui unit des individus à travers la croyance partagée, les rituels partagés en quelque chose qui les dépasse qui est invisible. Il se trouve que les êtres humains ont besoin de çà. Donc toutes les religions créaient du lien social, mais le problème de la religion, c’est parce que cela crée du lien social, on est dans le politique. Donc on est dans le pouvoir, donc on est dans la domination. Du coup, on est dans tout ce qu’on a connu dans les dérives des religions jusqu’à aujourd’hui encore.
Alors que la spiritualité, c’est la dimension verticale des religions. Ce n’est pas le lien horizontal qui unit les humains. C’est le lien qui les unit avec un absolu, avec une transcendance et c’est ce qui répond au besoin de sens. Et je pense que l’être humain a besoin de sens.Il a besoin de donner un sens à sa vie. Il a besoin d’essayer de trouver des réponses aux questions,
Qu’est-ce qu’il y a après la mort ?
Est-ce qu’il y a quelque chose ?
Einstein le disait : « un être humain qui ne se pose jamais la question du sens de la vie, pour lui, n’est pas vraiment un être humain ».
Cela fait partie de ce qui est le plus universel dans la quête de l’humain.

Est-ce que c’est nécessaire de croire en Dieu pour avoir une vie spirituelle?

Pas du tout. La preuve, c’est que par exemple, les Bouddhistes ne croient absolument pas en Dieu. Ce sont des gens qui ont une quête spirituelle éminemment importante.
Je crois que la spiritualité, c’est deux choses. C’est essayer de passer de l’ignorance à la connaissance et de la peur à l’amour.
Lire : L’Art du bonheur : Sagesse et sérénité au quotidien

Croyez-vous en Dieu?

Moi, je suis croyant agnostique. C’est-à-dire, je ne sais pas si Dieu existe, j’en sais rien, mais je laisse la porte ouverte. Mais je suis quand même un croyant, dans la mesure ou si j’avais un pari à faire, si j’avais une conviction, pas une certitude rationnelle, une conviction intime à porter, je dirais que le monde a un sens, que la vie a un sens. Et donc dans ce sens-là, je pense que je suis croyant, mais je n’adhère pas à des religions dogmatiques.

Que, signifie pour vous la monter, des intégristes religieux, à laquelle on assiste, présentement ?

Je crois que c’est dû au choc des cultures.
Ce que je disais tout à l’heure, c’est que la religion crée du lien social, c’est-à-dire que cela rassemble les individus dans des cultures, dans des civilisations, et lorsque l’on est en conflit avec d’autres cultures, avec d’autres civilisations, qu’est que l’on va réactiver, c’est la religion, c’est l’identité religieuse. On l’a vu, typiquement, avec la guerre d’Irak. Celle de Bush (la seconde guerre), lorsqu’il veut faire la guerre à Saddam Hussein, cela ne suffit pas d’avancer des raisons politiques économiques. Il faut faire appel à la religion et du coup, il parle de l’axe du bien contre le mal. Une croisade contre le mal. Et Saddam Hussein, qui est totalement athée, totalement laïc, va répondre en essayant de mobiliser les Musulmans en disant : « il faut faire un djihad, contre la Satan américain».
Donc, la religion, en période de conflit politique et de conflit culturel, c’est quelque chose, que les gens vont rechercher contre les autres.
C’est pour ça qu’aujourd’hui, la religion est dangereuse.
Si elle ne va pas rechercher ses fondements spirituels, si elle ne retourne pas dans ses sources spirituelles les plus profondes, elle est totalement dangereuse et à mon avis la seule chose qui peut sauver, par exemple, l’Islam, de l’islamisme, du fanatisme, c’est que les Musulmans redécouvrent un Islam spirituel très profond. Ils ont des mystiques extraordinaires comme Attar, Rumi, qui nous parlent d’une spiritualité universelle de l’amour. C’est en allant retrouver ces sources spirituelles qu’ils vont sortir de l’islamisme, qui est une maladie politique de l’islam.

Frédéric LENOIR, vous avez écrit que vous êtes mal à l’aise, quand on vous pose la question, êtes-vous heureux, sur un plateau de télévision, pourquoi ?
Parce que, je trouve que la question du bonheur renvoie à tout un ensemble de choses.
Je disais tout à l’heure, c’est un équilibre, et donc en peut être à un moment donné présent, tendu sur un plateau de télévision, avoir mal digéré, etc, et donc dans un état, où la satisfaction n’est pas totalement là. Mais cela, n’empêche pas, quand peut-être dans un état global dans sa vie, heureux ou malheureux.
Si je dois vous répondre, je vous dirais que je suis globalement heureux dans ma vie, je ne l’ai pas toujours été. Donc ily a quelque chose, qui a évolué et qu’en plus, je suis heureux d’être là. Ce n’est pas toujours le cas.

Vous semblez avoir un bel équilibre,

qu’est-ce qui vous a permis d’atteindre le bonheur et la paix intérieure dans votre vie ?

Cela n’a pas dû être toujours comme ça ?
Cela n’a pas toujours été comme ça et je pense que si j’ai recherché le bonheur, si je me suis intéressé à la philosophie, à la spiritualité, à la psychologie ( j’ai fait une psychanalyse), c’est par ce que j’étais malheureux. Et moi, c’est parce que j’étais, plutôt, un enfant qui a eu des difficultés relationnelles et affectives avec mes parents. J’étais un adolescent complexé. J’étais complexé par ma taille, parce que je suis petit de taille et la première fille que j’ai aimé à l’âge de 13 ans, elle m’a dit : « oh là là, quel dommage que tu sois si petit, parce que vraiment, je t’aime beaucoup » quand on est adolescent ça marque.
Et du coup, j’ai fait de la philosophie, et je me suis dit ça me servira peut-être à quelque chose dans la vie. Mais, c’est vrai que je suis parti d’un certain nombre de choses, le manque de confiance en moi, etc. Et puis après, j’ai tout ce travail, de recherche intérieure, de connaissances, d’approfondissement, qui m’a permis de me connaître, de gagner une estime de moi, d’arriver à m’apprécier beaucoup plus, d’arriver dans une relation plus fluide avec les autres.
Et puis je vais vous donner une petite recette. J’ai dit que je n’en donnerais pas, mais je ne peux pas m’empêcher quand même d’en donner une.
J’ai redécouvert l’importance de l’attention.
Et je me suis rendu compte (comme j’ai fait de la philo) j’étais beaucoup dans ma tête et qu’une des choses, c’est d’être présent à ce que l’on fait, d’être attentif à ce que l’on fait.
Quand j’ai pris conscience de ça, j’ai fait des exercices quotidiens pour :
je bois, je savoure le moment où je bois
je regarde un paysage, je suis attentif à ce que je regarde
je discute avec quelqu’un, j’écoute vraiment ce qu’il me dit, je pense pas à autre chose.
Je fais la cuisine, je suis concentré sur les couleurs, les odeurs, les saveurs.
Et je me suis rendu compte que l’attention dans le présent, la qualité de présence au monde aux autres, nous rend vraiment heureux. Cela décuple le plaisir.
Et ce que j’ai découvert en faisant ce livre, c’est que les scientifiques nous l’expliquent. Puisque ceux qui ont fait des études sur le cerveau humain, nous montrent que lorsqu’on est attentif et présent à ce que l’on fait, notre cerveau va secréter de la dopamine et de la cérotonine qui sont des substances chimiques que l’on utilise pour faire des antidépresseurs qui apportent du bien-être. Et donc ce qui est formidable, c’est que la science aujourd’hui par la chimie du cerveau explique ce que les sages nous disent depuis 2500 ans :

« c’est que pour être heureux, il faut être attentif à ce que l’on fait »

Quelques livres de FREDERIC LENOIR

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